Le Journal noir

Le Journal noir Le Journal noir est un projet de longmétrage animé, hybride, qui fusionne des éléments du cinéma d’horreur avec la non-fiction et le documentaire de création. Il utilise des techniques mixtes, à savoir la peinture animée, la rotoscopie, l’intervention visuelle sur du matériel ethnographique et la animation 2D. Le film a pour point de départ les Le Journal noir signés par Roger Casement et la propagande coloniale audiovisuelle diffusée pendant les premières décennies du XXe siècle.
Roger Casement est un diplomate britannique né en Irlande en 1864. Envoyé en 1903 au Congo pour enquêter sur le régime de Léopold II de Belgique, il voyage en 1910 en Amazonie pour surveiller les expéditionnaires de son pays et promouvoir les intérêts coloniaux de la Grande-Bretagne. Lors de ses périples, il découvre les injustices subies par les populations autochtones dans le cadre de la dite fièvre du caoutchouc au Congo et en Amazonie, sous les politiques extractivistes menées par la Belgique et la Peruvian Amazon Company, une firme britannique créée pour exploiter cette ressource en Amérique latine. Casement documente puis dénonce ces atrocités dans des rapports adressés aux autorités.
Plus tard, sa démarche décoloniale l’amena à rejoindre le mouvement indépendantiste irlandais, ce qui conduisit à son arrestation par le Royaume-Uni et à son exécution par pendaison pour haute trahison en 1916. Lors de son procès, on découvrit les écrits intimes connus sous le nom de Le Journal noir, dans lesquels Casement détaillait ses rencontres sexuelles avec des hommes natifs au cours de ses voyages. En raison de la morale victorienne et homophobe de l’époque, ces écrits contribuèrent à sa condamnation publique. Le Journal noir est au cœur de ce projet, qui explore les formes de représentation de l’altérité sous une perspective intersectionnelle, afin de repenser la manière dont le cinéma a servi de dispositif à la construction d’imaginaires justifiant des modèles politiques de domination.
Patricio Plaza est un réalisateur de films d’animation originaire de La Plata, Buenos Aires. Formé en arts visuels et en communication audiovisuelle à l’Université nationale de La Plata, il travaille depuis plus de 20 ans. Son œuvre est centrée sur l’animation politique, utilisant l’horreur et le fantastique pour explorer les luttes historiques et politiques en Amérique latine. Il a signé en solo ou comme coauteur six court-métrages qui ont été sélectionnés dans plus de 500 festivals et qui ont reçu plus de 240 prix internationaux.
En 2019, il a fondé Ojo Raro, une société de production visant à créer de l’animation dans une perspective sud-américaine et queer. Son premier court-métrage, Carne de Dios, était retenu au festival d’Annecy en compétition officielle et a remporté des prix nationaux et internationaux (Mexique, Cuba, États-Unis).
Patricio a collaboré avec des ONG liées aux droits de l’homme comme les Mères et les Grand-Mères de la place de Mai, puis s’est engagé dans la promotion des créateur.ices d’animation LGBTIQ+ et des minorités radicalisées en Amérique latine, portant des initiatives telles que le programme de mentorat Voix du sud et regards furtifs : féminités et dissidences de l’animation argentine.
Il était curateur du programme d’animation LGBTIQ+ Désirs cachés au festival d’Annecy 2023 et enseigne la réalisation et l’écriture dans différentes structures de formation. Il a été juré et conférencier dans de nombreux festivals internationaux.








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